Caroline Arbour, Ph.D.

Professeure adjointe, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal
Chercheuse régulière, Centre de recherche du CIUSSS-NIM
caroline.arbour@umontreal.ca

Formation

Postdoctorat sur l’évaluation multimodale des troubles de la conscience (Université de Liège)
Postdoctorat sur les troubles du sommeil et de l’éveil après un traumatisme crânien (Université de Montréal)
Ph.D. en sciences infirmières (Université McGill)

Intérêts de recherche

Les effets à court et long terme d’un traumatisme crânien sur l’expérience de douleur, les patrons de sommeil, et d’autres indicateurs de la qualité de vie. Le développement et la validation d’interventions innovantes (cannabis, hypnose, TMS) pour prévenir et atténuer ces effets secondaires dans le contexte du traumatisme crânien et d’autres conditions de santé complexes.

Méthodologies

Évaluation comportementale, actimétrie, évaluation quantitative sensorielle, polysomnographie, biomarqueurs, interventions non-pharmacologiques (cannabis, hypnose, TMS).

Subventions

Subvention d’Équipe Fondation des Instituts de recherche en santé du Canada
Montant : 1 500 000 $
Rôle : Chercheuse principale (Chercheur principal désigné : Louis De Beaumont)
Titre : Un modèle translationnel prospectif des effets du cannabis sur l’utilisation d’opioïdes et la récupération globale des patients au cours de la première année de traumatisme [traduction libre]
Années : 2020-2025

Consortium pour le développement de la recherche en traumatologie du FRQ-S
Montant : 150 000$
Rôle : Chercheuse principale
Titre : Identifier les patients à risque de douleur chronique après un traumatisme craniocérébral modéré/sévère dès les premiers jours d’hospitalisation aux soins intensifs
Années : 2018-2021

Chaire de la famille Blanchard pour l’enseignement et la recherche en soins palliatifs
Montant : 40 000$
Rôle : Chercheuse principale
Titre : L’hypnose conversationnelle pour améliorer le soutien émotionnel et le confort physique pendant les traitements de chimiothérapie palliative en clinique externe
Années : 2019-2021

Mon équipe

Alexandra Lapierre, inf

Candidate au Ph.D.

Danny Hjeij, inf

Candidate à la M.Sc.

Chloé Martineau-Lessard

Candidate à la M.Sc.

Sabrina Bouferguene M.Sc.

Assistante de recherche

Naïcha-Éveline Germélus B.Sc.

Assistante de recherche

Publications choisies

Arbour C, Martineau-Lessard C, Germélus N-É, Williamson D, De Beaumont L, Bernard F. Pupil light reflex for the assessment of analgesia in critically ill sedated patients with traumatic brain injury: a preliminary study. Soumis.

El-Khatib H, Sanchez E, Arbour C, Van Der Maren S, Duclos C, Blais H, Carrier J, Simonelli G, Hendryckx C, Paquet P, Gosselin N. Slow wave activity moderates the association between new learning and traumatic brain injury severity. Sleep. 2020. doi: 10.1093/sleep/zsaa242

Herrero Babiloni A, Exposto FG, Bouferguene Y, Costa Y, Lavigne GJ, Arbour C. Temporomandibular disorders in traumatic brain injury patients: a chronic pain condition requiring further attention. Pain Medicine. 2020; 21(12):3260-3262. doi: 10.1093/pm/pnaa234

Sanchez E, Arbour C, El-Khatib H, Marcotte K, Blais H, Baril AA, Bedetti C, Descoteaux M, Lina JM, Gilbert D, Carrier J, Gosselin N. Sleep Spindles Are Resilient To Extensive White Matter Deterioration. Brain Communications, Brain Communications. 2020;2(2):fcaa071. doi: 10.1093/braincomms/fcaa071

Bouferguene S, Lapierre A, Rainville P, Arbour C. The effect of age and pain on quantitative sensory testing measurements after moderate-to-severe traumatic brain injury: preliminary findings. Biological Research for Nursing. 2020;22(3):341-353. doi: 10.1177/1099800420912462

Bouferguene S, Lapierre A, Houzé B, Rainville P, Arbour C. Chronic central pain among community-dwelling survivors of moderate-to-severe traumatic brain injury: a quantitative sensory testing study. Biological Research for Nursing, 2019;21(5):519-531. doi: 10.1177/1099800419859078

El-Khatib H, Arbour C, Sanchez E, Dumont M, Duclos C, Blais H, Carrier J, Paquet J, Gosselin N. Towards a better understanding of increased sleep duration in the chronic phase of moderate to severe traumatic brain injury: an actigraphiy study. Sleep Medicine. 2019;59:67-75. doi: 10.1016/j.sleep.2018.11.012

Suzuki Y, Arbour C, Khoury S, Giguère JF, Denis R, De Beaumont L, Lavigne GJ. Does sleep bruxism contribute to headache-related disability after mild traumatic brain injury? A case-control study. Journal of Oral & Facial Pain and Headache. 2017;31 :306-312. doi: 10.11607/ofph.1878

Houzé B, El-Khatib H, Arbour C. Efficacy, tolerability, and safety of non-pharmacological therapies for chronic pain: an umbrella review on various CAM approaches. Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry. 2017;79:192-205. doi: 10.1016/j.pnpbp.2017.06.035

Suzuki Y, Khoury S, El-Khatib H, Chauny JM, Paquet J, Giguère JF, Denis R, Gosselin N, Lavigne GJ, Arbour C. Individuals with pain need more sleep in the early stage of mild traumatic brain injury. Sleep Medicine. 2017;33 :36-42. doi: 10.1016/j.sleep.2016.06.033

Projets

Impact du cannabis sur la consommation d’opioïdes et la récupération globale après un traumatisme crânien

L’analgésie est une priorité des soins en traumatologie car une douleur non soulagée peut interférer avec la récupération à court et à long terme post-traumatique. Malgré le risque élevé d’usage abusif et de dépendance, les personnes victimes d’un traumatisme crânien se voient fréquemment prescrire des opioïdes pendant l’hospitalisation ou à la sortie de l’hôpital. La crise des opioïdes actuelle conjuguée à la légalisation du cannabis au Canada appelle à une stratégie intersectorielle visant à étudier le potentiel du cannabis médical sur la consommation d’opioïdes et la récupération globale après un traumatisme crânien. L’objectif principal de cette étude de cohorte est de fournir les premières preuves sur l’efficacité du cannabis médical pour réduire la consommation d’opioides, autant à domicile (traumatismes légers) qu’à l’hôpital (traumatismes modérés/sévères), et de surcroit accélérer la guérison du traumatisme crânien selon des indices de récupération reconnus comme l’intensité de la douleur, la qualité du sommeil et d’autres mesures de qualité de vie. Par le biais de modèles animaux écologiquement valides, un autre objectif de cette étude est de mieux comprendre l’influence du sexe et de la consommation pré-traumatique de cannabis récréatif sur la réponse au cannabis médical après un traumatisme crânien.

La douleur à la suite d’un traumatisme crânien modéré/sévère

Une douleur chronique est fréquemment rapportée 6-12 mois après un traumatisme crânien modéré/sévère et constitue une cause de nuisance majeure à la qualité de vie. Or, ce ne sont pas tous les patients traumatisés qui vont développer une douleur chronique. Toutefois, les études rétrospectives antérieures n’ont pas été en mesure d’établir le profil clinique des personnes les plus susceptibles de développer une douleur persistante et invalidante après cette forme de blessure. Cette étude prospective vise à identifier, dès les premiers jours d’hospitalisation, les individus à risque de développer une douleur persistante après un traumatisme crânien modéré/sévère. Pour ce faire, les variables se rapportant à l’inflammation, au soulagement de la douleur et à la sévérité du traumatisme crânien seront documentés. La capacité de ces variables à prédire la douleur chronique entre 6-12 mois du traumatisme crânien sera évaluée. Notre étude permettra de mieux comprendre le profil clinique et sociodémographique des personnes qui développent une douleur persistante après un traumatisme crânien modéré/sévère et de développer un protocole d’intervention précoce.

L’hypnose pour diminuer la douleur et la fatigue en chimiothérapie ambulatoire

La douleur et la fatigue, bien que souvent rapportées pendant les traitements de chimiothérapie, sont difficiles à traiter par l’infirmière en oncologie. Ces dernières années, l’hypnose conversationnelle est apparue comme une approche prometteuse pour promouvoir le soulagement de la douleur et augmenter l’endurance aux traitements invasifs en contexte ambulatoire. Cette étude pilote fait office de preuve de concept et vise à explorer si l’hypnose conversationnelle peut être utilisée par des infirmières entraînées pour optimiser la gestion de la douleur et la fatigue pendant les traitements de chimiothérapie ambulatoire. Pour ce faire, des patients enrôlés dans un cycle de traitement de chimiothérapie seront recrutés pendant une visite à la clinique externe. La moitié des patients seront assignés aux soins courants bonifiés d’une séance d’hypnose et l’autre moitié recevront les soins courants. En plus de contribuer positivement au sentiment d’auto-efficacité et la performance au travail des infirmières œuvrant à la clinique d’hémato-oncologie au CIUSSS-NIM, nous anticipons que l’exposition à l’hypnose aura un effet apaisant pour les patients prestataires de chimiothérapie de ce centre, permettant ainsi aux procédures médicales de progresser de manière plus efficace, plus sûre et plus confortable.